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Aspects des Croisades

 
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ALM
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MessagePosté le: Jeu 1 Jan - 21:18 (2009)    Sujet du message: Aspects des Croisades Répondre en citant

"Il y a des Francs qui se sont établis dans le pays et se sont mis à vivre dans la familiarité des musulmans ; ils sont bien meilleurs que ceux qui viennent d'arriver fraîchement de leur pays d'origine, mais ils ne sont qu'une exception qui ne constitue pas la règle. A ce propos, j'envoyais un jour un ami régler une affaire à Antioche, dont le chef était Tudrus ibn as-Sâfî [Theodoros Sophianos, un grec, chef de la municipalité d'Antioche]. Ce dépositaire de l'autorité, qui était mon ami, dit à celui que j'envoyais : "J'ai été invité par un Franc, viens avec moi pour voir comment ils vivent." Je l'accompagnai, raconte mon ami, et nous arrivâmes à la maison d'un chevalier, un de ceux, installés depuis longtemps, qui étaient venus avec la première expédition des Francs. Retiré du service, il vivait du revenu d'une propriété qu'il possédait à Antioche. Il fit installer une belle table avec des mets forts propres et très appétissants. En voyant que je m'abstenais de manger, il me dit : "Tu peux manger de bon appétit, car je ne mange pas la nourriture des Francs ; j'ai des cuisinières egyptiennes et je mange seulement ce qu'elles préparent ; du porc, il n'en n'entre pas chez moi." Je mangeai donc, tout en deumeurant sur mes gardes, et nous partîmes. Un peu plus tard, comme je passais par le marché, une femme franque se jeta sur moi en proférant dans leur langue barbare des mots pour moi incompréhensibles. Une foule de Francs se réunit autour de nous et je croyais ma dernière heure arrivée lorsque survint le chevalier qui, en me voyant, s'approcha de la femme et lui demanda : "Que veux tu à ce musulman?" "- C'est lui, répondit-elle, qui a tué mon frère Urso." Cet Urso était un chevalier d'Apamée qui avait été tué par un soldat à Hama. Mais il lui cria : " Cet homme est un bourgeois, un marchant qui ne participe pas à la guerre et n'est jamais allé à un champs de bataille." Il réprimanda ensuite les gens qui s'étaient assemblés ; ceux-ci se dispersèrent et lui m'accompagna en me prenant la main. Ainsi d'avoir mangé à sa table eut pour effet de me sauver la vie." Usama, 103-104, in Chroniques arabes des Croisades.

"Voici une autre histoire semblable qui me fut racontée par un homme nommé Salim employé dans un établissement de bains qui appartenait à mon père à Ma'arra : "J'avais ouvert un bain, me dit celui-ci, pour gagner ma vie. Entra dans mon local un chevalier franc, et vous savez qu'en se baignant ils n'aiment pas garder une serviette autour de la taille. Il allongea donc la main, arracha mon pagne et le jeta. Il vit alors que je venais de me raser le pubis. "Salim!" s'exclama t-il. Je m'approchai de lui et il dit : "Salim! c'est magnifique! Par ma foi, rends-moi donc le même service! et il s'étendit sur le dos. Il avait à cet endroit un poil long comme celui de la barbe. Je le rasai et lui, se caressant de la main et se trouvant bien lisse, reprit : "Salim, sur ma foi, fais la même chose à la dame", et, "dame", dans leur langue veut dire épouse. Il commanda donc à un de ses valets : "Va dire à la dame de venir!" Le valet partit, ramena la dame et la fit entrer. Elle s'étendit sur le dos et lui me dit : "Rends le pubis aussi lisse que le mien". Je lui rasai les poils tandis que son mari était là à me regarder ; puis il me remercia et me paya pour mon service." Pensez un peu à cette contradiction! Ils n'ont ni jalousie ni sens de l'honneur, et en même temps ils ont tant de courage!" Usama, 100-101, op. cit.

"Le Seigneur de Munâitira [le Moinestre des Croisés, au Liban, à quinze kilomètres à l'est de Byblos] demanda par écrit à mon oncle un médecin pour soigner certains de ses compagnons malades, et il lui envoya un médecin chrétien nommé Thâbit. Celui-ci fut de retour en moins de six jours et nous lui dîmes : ''Tu as eu vite fait de soigner ces malades!" Voici ce qu'il nous raconta : "On me présenta un chevalier qui avait une tumeur à la jambe et une femme atteinte de consomption. Je mis un emplâtre au chevalier, la tumeur s'ouvrit et s'améliora ; je prescrivis une diète à la femme pour lui rafraîchir le tempérament. Mais voici qu'arrive un médecin franc, lequel déclara : "Cet homme ne sait pas les soigner!" et, s'adressant au chevalier, il lui demanda : "Que préfères-tu? Vivre avec une seule jambe ou mourir avec deux?" Le patient ayant répondu qu'il aimait mieux vivre avec une seule jambe, le médecin ordonna : "Amenez-moi un chevalier solide et une hache bien aiguisée." Arrivèrent le chevalier et la hache tandis que j'étais toujours présent. Le médecin plaça la jambe sur un billot de bois et dit au chevalier : "Donne lui un bon coup de hache pour la couper net!" Sous mes yeux, l'homme la frappa d'un premier coup, puis ne l'ayant pas bien coupée, d'un second ; la moelle de la jambe gicla et le blessé mourut à l'instant même. Examinant alors la femme, le médecin dit : "Elle a dans la tête un démon qui est amoureux d'elle. Coupez-lui les cheveux!" On les lui coupa et elle recommença à manger de leur nourriture, avec de l'ail et de la moutarde, ce qui augmenta la consomption. "C'est donc que le diable lui est entré dans la tête, trancha le médecin, et saisissant un rasoir, il lui fit une incision en forme de croix, écarta le cerveau pour faire apparaître l'os de la tête et le frotta avec du sel... et la femme mourut sur le-champs. Je demandai alors : "Vous n'avez plus besoin de moi?" Ils me dirent que non et je m'en revins après avoir appris de leur médecine bien des choses que précédemment j'ignorais." Usama, 97-98, op. cit.
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MessagePosté le: Jeu 1 Jan - 21:18 (2009)    Sujet du message: Publicité

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