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A Propos des "Réacs"

 
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ALM
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Messages: 159

MessagePosté le: Ven 4 Juil - 16:33 (2008)    Sujet du message: A Propos des "Réacs" Répondre en citant

On a coutume d'appliquer l'étiquette de "réactionnaire" à tous les écrivains critiquant un ou plusieurs aspects de la modernité. Soral, Zemmour, de Benoist, Muray, Michéa, Houellebecq... Ce qui rassemble ces noms, c'est la "réaction", et peu importe que les orientations doctrinales soient différentes. Voilà pour la version médiatique du phénomène.

Comme je l'écrivais ailleurs, un propos "réac" est à double-tranchant. Le problème majeur des auteurs en question, c'est la dissociation systématique de la cause et de l'effet. Ces messieurs reconnaissent volontiers que l'actualité est "inquiétante", que le "sentiment" domine l'idée, que le "festif" illusionne, que le libéralisme est "annihilant" par définition, etc. Ils s'emportent donc, et de manière légitime, contre certains effets de la modernité, en regrettant l'obsolescence de certains préceptes traditionnels ; cependant, la grande majorité d'entre-eux continuent de louer Lumières et révolutions, humanisme et démocratie, athéisme et moralisme, aveuglés. Combien sont-ils à ne pas faire "la part des choses", et à reconnaitre l'arbre à ses fruits? Une première conclusion serait donc d'affirmer que pareils propos servent soit de relais et d'appuis, soit de poudre aux yeux et d'illusion, néfaste. Relais pour celui qui, bien disposé, entreprend la déconstruction du mythe moderne, et qui rebondira vers plus conséquent (Guénon par exemple), et appuis pour celui qui, déjà conscient, s'en servira pour parfaire sa connaissance de la mécanique moderne et pour partir, dans une discussion quelconque, de ce qui est entendu pour faire accepter ce qui ne l'est pas ou peu. Cela pour l'aspect positif ; le revers de la médaille est moins brillant. En présentant un certain bon sens et en mêlant fallacieusement vérités et mensonges, le "réactionnaire" peut s'avérer plus dangereux encore qu'un vulgaire gauchiste. Un mensonge n'est-il pas plus difficile à déceler quand il comporte une bonne part de vérité? Voilà, en somme, pour la version critique du phénomène. Cette anecdote servira d'image au problème :

" H. Bosco rapporte l'essentiel d'une conversation qu'il eut avec André Gide à Rabat: "La conversation s'étant quelque peu échauffé", raconte Henri Bosco, il (André Gide) s'écria soudain: "Si Guénon a raison, eh bien! toute mon oeuvre tombe...A quoi quelqu'un lui répondit: "Mais alors d'autres tombent avec elle, et non des moindres, celle de Montaigne, par exemple..." C'était, certes, tomber en excellente compagnie, et, en fait, ne pas trop courir le risque de tomber vraiment. En évoquant cette chute fictive et fraternelle de Montaigne et de Gide, on réservait la part du moraliste. Elle est de taille.
Gide réfléchissait. A le voir, il ne semblait pas satisfait de cette éventualité, somme toute, très honorable: elle l'inquiétait. Enfin, ému, il avoua la raison de son inquiétude: "Je n'ai rien, absolument rien à objecter à ce que Guénon a écrit. C'est irréfutable." Comme aucun de nous ne se jugeait en mesure de réfuter ce que Gide, lui-même, venait de déclarer irréfutable, on se taisait. L'aveu inattendu était d'une telle importance qu'il ne pouvait être suivi que d'un silence approbatif dont cependant nul de nous n'attendait qu'il annonçât une déclaration de ralliement à la doctrine de Guénon. ::
En effet, Gide dit: "Les jeux sont faits, je suis trop vieux." Ce retour sur lui-même, loin de l'abattre, le réconforta. Il reprit pied. "Et puis, affirma-t-il, j'aime passionnément la vie, la vie multiple. Je ne consens pas à priver la mienne du plaisir qu'elle prend à la diversité merveilleuse du monde, et pourquoi? pour sacrifier à une abstraction: à l'unité, l'Unité indéfinissable! Mais définir me plait par-dessus toutes choses.
Les êtres limités, les créatures périssables, seules m'intéressent et suscitent mon amour, mais non pas l'Etre, l'Etre éternel, l'Etre illimité. Je ne tiens pas du tout à m'y perdre, mais , bien au contraire, à m'y conserver, tant que je vis."

Bibliographie H. Bosco. o.c page 50 N.R.F 1951

Beaucoup de "réactionnaires" suivent le même cheminement; ils voient et entendent bien des choses, mais se contente pourtant de stagner à la circonférence: "Mieux vaut être roi en Enfer que serviteur au Paradis"...

Je pense maintenant utile de vous présenter ces extraits de "Désaccord Parfait" de Ph. Muray :

 
" L'histoire de ces quinze ou vingt dernières années est celle de l'éradication, plus ou moins consciente et violente, du principe de contradiction (alternative, pouvoir des oppositions, prestige des antithèses, choix des possibles) , plus largement de toute négativité et de toute possibilité d'exprimer cette négativité, au profit (et parce qu'il faut bien, comme disait Kojève, que l'homme puisse faire semblant de continuer à s'opposer à lui même et aux autres) d'une sorte d' "auto-négativité inter-subjective" qui est la négativité de remplacement d'une période béate, par ailleurs, de sentir s'effacer les "identités". D'où cette pléonasmisation généralisée dont il est possible, aujourd'hui, d'admirer tant d'exemples. Trivialement, cette pléonasmisation s'illustre dans des myriades de spectacles télévisés, plus farcesques les uns que les autres, et supposés mettre en scène des opinions antagonistes sur telle ou telle "questions de sociétés" qui ne se pose qu'à ceux qui ont tout abdiqué. Deux "camps" s'affrontent. Des sondages sont réalisés. On fait semblant de retenir son souffle. Mais on discerne tout de suite ce qui manque, dans de telles discussions, on reconnaît avec ou sans peine le "courant de pensée" qui en est d'office éliminé : celui qui ne relèverait pas du ou bien/ ou bien pré-imposé ; qui serait en dehors de l'engluante comédie des échanges de vues ; le tiers exclu, en somme, qui, insoucieux criminellement des grandes espérances de l'espèce, s'en battrait l'oeil, pour dire le vrai, de ces belles controverses. La télévision, par exemple, a mené avec pétulance, durant cette époque, sa guerre chimique et bactériologique contre l'esprit. L'objectif était que l'homme ne puisse plus imaginer d'autres réponses que celle qu'elle apporte, ni d'autres réalités que celle qu'elle présente, ni d'autres plaisirs que ceux qu'elle indique pour une période donnée. Il ne peut exister de contradictions au Pays du cliché réconfortant. L'acquiescement y est donc la condition d'accession aux sphères supérieures. Il est aussi le plus sûr vecteur de la nouvelle ignorance. Car le renoncement à la connaissance suit l'approbation comme son ombre.

Le comique réellement moderne est d'autant plus interdit d'accès que l'on ne voit plus que lui si on a de bons yeux. [...] Il leur faut, à tous ces petits penseurs à la Croix de bois, des ennemis assez grossiers qui permettent de les méconnaître, eux , comme Ennemi. Ces gens qui ont absorbé le négatif à si haute dose qu'ils en sont mithridatisés ont besoin d'épouvantails chargés de représenter le négatif haïssable sous forme d'ersatz. Les totalitarismes soviètique ou maoïste avaient inventé la fable de l'intensification des résistances et de l'augmentation de la lutte des classes en régime socialiste : ainsi pouvaient-on appeler des peuples entiers à lutter imaginairement (et de manière sanglante) contre des complots d'adversaires redoutables et imaginaires, tandis que ceux qui les appelaient à lutter combattaient tout aussi oniriquement (et sanguinairement) entre eux. Notre totalitarisme à nous, souple, complexe, inconscient, puisant sa dynamique dans la décomposition des anciens totalitarismes (la "chute du Mur" et la fin de l'URSS sont les cellules neuves de l'Empire du Bien), a repris ce procédé à son compte. Il l'a repris en désordre, parce qu'il n'a pas de programme (c'est d'ailleurs l'absence de programme qui constitue la puissance de ce totalitarisme là), mais il l'a repris. La subversion est au pouvoir et radote dans le subversif."



" Rien n'est plus délectable pour l'amateur éclairé qu'une Fête de la musique qui se noie, en plein mois de juin, dans la détresse d'une pluie d'hiver. Ce n'est peut-être pas grand'chose, mais ça fait plaisir tout de même, ça soulage trois minutes de voir retransmises par une télévision en plein naufrage ces pures images de débâcle. "Criez pour faire voir que vous êtes là!", glapissait pathétiquement au public transi, en direct de la place de la Bastille, le miséreux animateur (Pascal Sevran), sur Antenne 2, de cette Fête de la Fraternité gâchée par la méchanceté des éléments. Criez et dansez pour faire croire que vous existez! Chantez pour faire croire que vous vous aimez! C'était intéressant, cette supplication, comme l'aveu d'un secret de Polichinelle.
Le vrai Dieu en a eu assez de toutes ces conneries, il a déchaîné ses escadrons de nuages contre les fanfares consensuelles du plus répugnant des divertissments néo-mussoliniens. Sa colère se comprend d'autant mieux que, paraît-il, cette cochonnerie s'exporte : la France de Jack Lang envoie aux quatre coins du monde son choléra mélomane. La musique est devenue une maladie, depuis qu'on l'impose comme le signe par excellence de la grande Reconciliation planétaire de la fin de siècle. Lang, auquel un excès bovaryque de mauvaises lectures romanesques a sans doute fait croire que le monde enchanté de la Culture existait, est d'ailleurs l'un des hommes qui à le plus fait, depuis longtemps, depuis très longtemps, pour rendre haïssable des choses qui, au départ, avaient tout pour être supportées (la photo, le livre, Rimbaud, les musées, etc.) à condition qu'on ne les transforme pas en objets de célébration, donc en instruments de persécution.
C'était une fête de la non-musique, à l'extrême rigueur, qu'il fallait instaurer. Un jour sans le moindre son! Une heure sans tambours ni trompettes! Dans un univers que le bruit de la musique a englouti (chose bien révélatrice), c'était la seule chose qui aurait eu un peu d'allure. Et puis non, il ne fallait rien faire du tout, rien instaurer surtout. La "fête" est toujours une obligation que l'on crée [...] Aucun individu lucide d'aujourd'hui, donc ennemi par définition de ce qui est aujourd'hui, ne peut ignorer que le contrôle du monde s'effectue massivement par la musique. Qui tient la musique tient les jeunes, et qui tient les jeunes tient l'avenir. Il faut que cesse ce terrorisme industriel dégoûtant de la Joie par les guitares, ce Nouvel Ordre Mondial des synthés sans frontières. Tous les ratés de la Machine infernale, ses moindres faux pas sont donc bons à prendre : plus on verra les feux d'artifices de la grande démagogie musicale planétaire se transformer en pétards mouillés sous un ciel où rien ne luit, et plus on sera proches de la délivrance.
"

A sa mort, Houellebecq dit de lui, dans le Figaro :

" Considérons Philippe Muray comme une machine, dans laquelle on introduit des faits (parfois réels, souvent médiatisés), et dont il ressort des interprétations. Ces interprétations sont guidées par une théorie cohérente, celle de la montée en puissance d'une terreur molle, d'un type nouveau, dont il a synthétisé l'essence par quelques formules brillantes et définitives (l'« hyperfestif », l'« envie de pénal », et surtout la tolérance « qui ne tolère plus rien auprès d'elle-même »). Cette théorie, désormais classique, doit à mon sens faire partie du bagage de tout homme cultivé.

L'année 2002 restera, aussi, celle où la machine Muray a, pour la première fois, connu quelques ratés. Son fonctionnement, pourtant, n'est nullement en cause; on peut même dire qu'il n'a jamais été aussi brillant. Sa magnifique description, par exemple, de la quinzaine anti-Le Pen qui a égayé la France en avril-mai 2002 est sans doute un de ses plus beaux textes.

Toutes ses qualités s'y montrent à plein : ampleur de vues, sens historique, précision dans le détail, et surtout ce coup d'œil prodigieux qui lui permet, au cœur des détails, de choisir le plus significatif, celui qui va d'emblée au cœur du problème (en l'occurrence, la pancarte : « Non aux méchants » brandie par la petite fille). Ma thèse en réalité est que ce n'est pas Philippe Muray qui va de travers, mais le monde ; que le monde, autour de lui, commence à produire quelques phénomènes aberrants, dont on ne peut assurer qu'ils soient non Muray-interprétables, mais qui sont au moins Muray-ambivalents ; qu'en somme la bonne pensée unique et la terreur molle qui en procède commencent à laisser entendre de légers craquements. "

Son papier me parait non seulement définir assez précisément la manière dont il faut appréhender la pensée du défunt, mais il est encore, par sa signature même, révélateur d'un certain aspect de la "réaction". Muray est un observateur à coloration littéraire, chose qui le différencie, mais qui ne l'oppose pas, des analystes à vocation strucuraliste type Todd ou Michéa, par exemple. Cette coloration, qu'on retrouve aussi chez Nabe, a pour moi l'intérêt principal de déstabiliser l'environnement dans lequel elle voit le jour et de susciter la réflexion dans un milieu particulier. L'analyse d'un Todd se base sur les phénomènes de la socio-économie, celle d'un Muray, paradoxalement plus abstraite et plus concrète, sur cette "tradition" conservatiste littéraire moderne, un peu fourre-tout, où se croise Balzac, Baudelaire, Céline et j'en passe. C'est certainement le viscéral qui anime ici. Mais un viscéral orienté, une passion éclairée, un "coup de gueule" intelligent. Décrire le quotidien pour le situer dans l'Histoire, telle est la perspective ici; mais cette perspective est tout à la fois force et faiblesse.
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"Prosterne toi et approche toi" Coran
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MessagePosté le: Ven 4 Juil - 16:33 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Edgar



Inscrit le: 25 Juin 2008
Messages: 58

MessagePosté le: Ven 4 Juil - 17:45 (2008)    Sujet du message: A Propos des "Réacs" Répondre en citant

Je vais parler de celui que je connais le mieux : Houellebecq.
 

C’est finalement complètement aberrant de le classer parmi les réactionnaires, alors qu’il est plus que n’importe qui aujourd’hui profondément progressiste. Il n’y a pas plus utopiste que lui à l’heure actuelle.
 

Le mérite que je lui reconnais, c’est d’aller au bout des choses et de pousser sa pensée dans ses derniers retranchements. Il part d’un point de vue strictement nihiliste, et arrive à une conclusion qui le plonge lui-même dans le doute, à tel point que la fin de son dernier livre est la remise en cause avouée de tout le système qu’il a patiemment bâti. Donc j’avoue avoir hâte de savoir ce qu’il va devenir et où vont le mener ses prochains écrits.
Cela dit, l’étiquette « réac » que lui ont collés les médias est incompréhensible. Il est plus à gauche que les gauchistes !
 

Quant aux « réac » en général, je ne peux pas nier leur intérêt, étant arrivé jusqu’à Guénon en partie par l’intermédiaire de certains.
Cela dit, je ferai la même remarque que pour les Intransigeants. Je me demande si les « réac » en question n’ont pas souvent un effet répulsif sur des personnes qui auraient pu être attirées par la « réaction » si elle leur avait été présentée correctement. Par exemple, quand Soral prétend présenter une vision équilibrée des rapports hommes femmes tout en revendiquant 300 « conquêtes », comment prendre au sérieux son propos si on n’est pas déjà plus ou moins d’accord avec lui ? Il y a trop souvent un coté provoquant / tapageur chez les « réac » en question, qui ne sert pas vraiment les idées défendues… (mais c’est aussi pour ce coté qu’ils arrivent à se faire entendre, ce qui n’est pas pour simplifier la question…)
 

 

Mis à part ça, parmi les personnages « réac » intéressants dans la littérature française, j’aurais également cité J.K. Huysmans, dont le cheminement est très intéressant. J’y reviendrai une prochaine fois…
 

 

Je me demande si à l’heure actuelle, certaines personnes d’extrême gauche ne sont pas plus proches de la Tradition qu’on ne pourrait le soupçonner. C’est une supposition, mais basée sur certains indices : il y a un certain nombre de personnes qui récusent à la fois le matérialisme ambiant, le progrès matériel effréné et même parfois la démocratie, et qui aspirent à un certain « retour en arrière ». Etant moi-même passé par ce genre de convictions, je me dis que tout est possible.
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Edgar



Inscrit le: 25 Juin 2008
Messages: 58

MessagePosté le: Dim 21 Sep - 23:10 (2008)    Sujet du message: A Propos des "Réacs" Répondre en citant

Deux liens pour les personnes qui auraient le temps de s'intéresser aux "réacs" de notre temps:

Un site qui offre un certain nombre de textes et de documents audio:
http://www.nouveau-reac.org/

Le blog de Juan Ascensio, qui tente d'être le Léon Bloy de notre époque:
http://www.paname-ensemble.com/paris-fr/php/metro/blog_fw.php?blog=942&…
(et qui est souvent très drôle, dans ses procès de la pseudo-littérature contemporaine)

(à ce propos, voir ici la tentative de procès de Nabe par une bonne représentante de la médiocrité actuelle. Cette tentative d'inquisition en dit long, surtout qu'elle est menée par une libertaire notoire, qui écrit les pires saletés sans être ennuyée)
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Lutfi
Invité





MessagePosté le: Dim 21 Sep - 23:21 (2008)    Sujet du message: A Propos des "Réacs" Répondre en citant

C'est un autre sujet, mais les "libertaires notoires" ont rarement été autre chose depuis quelques décennies, qu'une catégorie spéciale de police de la pensée.
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ALM
Administrateur


Inscrit le: 21 Juin 2008
Messages: 159

MessagePosté le: Lun 22 Sep - 00:47 (2008)    Sujet du message: A Propos des "Réacs" Répondre en citant

Merci pour ces liens Edgar.
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"Prosterne toi et approche toi" Coran
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:06 (2017)    Sujet du message: A Propos des "Réacs"

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