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"Guénonisme" et guénoniens
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Zero
Invité





MessagePosté le: Dim 16 Nov - 21:50 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

Nous vous remercions de ces renseignements, qui en disent un peu plus sur le personnage... 
Cela dit, il nous semble qu'au contraire il lui a été répondu sur le forum, et même dans le détail, la meilleure réponse ayant été fournie par QÂF_181 qui a posté le commentaire de Vâlsan incriminé par Lutfi. Comme vous l'avez vous-même signalé, ce texte (comme les autres citations de Vâlsan faites occasionnellement) répond parfaitement aux accusations portées contre leur auteur et, n'était la quantité des messages de Lutfi avec laquelle personne ici ne peut rivaliser, nul doute que l'inconsistance de sa thèse apparaîtrait encore plus clairement. Ce n'est pas à dire que de nouvelles précisions soient inutiles, mais il nous semble que, sur le sujet, tous les lecteurs de bonne foi auront remarqué l'esprit borné et systématique de l'accusateur. Cela dit, ce forum n'a pas prétention à être guénonien ni vâlsanien, mais seulement à approcher les questions qu'il aborde dans un esprit de synthèse et d'honnêteté, c'est pourquoi nous ne censurons pas ce que dit Lutfi, et qui d'ailleurs s'annihile de soi-même, nous semble-t-il. Une telle attitude permet également d'entendre ce qu'il y a d'intéressant dans ses positions lorsque c'est le cas. 
Ceci pour dire que nous comprenons votre émoi, qui est celui de tous ceux qui reconnaissent dans l'oeuvre de Michel Vâlsan un travail honnête et sérieux, à mille lieues du chapeau "contre-initiatique" qu'on essaie de lui faire porter. 
Malheureusement, "calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose," dit l'adage avec raison, mais pour notre part, nous sommes convaincu que Michel Vâlsan n'est aucunement "sali" par des accusations qui ne nuisent finalement qu'à leur auteur. 
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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 21:50 (2008)    Sujet du message: Publicité

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as.samarkandi



Inscrit le: 02 Nov 2008
Messages: 43
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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 22:24 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

Cher Zéro,
Vous avez bien fait de me rappeler que d'autres étaient intervenus avant moi sur ce forum pour défendre M.Vâlsan des accusations portées contre lui. Mon propos un peu "rapide" a été injuste à leur égard, j'espère qu'il ne m'en tiendrons pas rigueur. Il est vrai qu'il y a eu plusieurs interventions très qualitatives sur le sujet.
Quant à mon affirmation concernant la complémentarité de l'oeuvre de M.Vâlsan avec celle de R.Guénon, je l'assume totalement puisqu'elle a été placée dans un contexte de recherche d'"accord sur les principes" et que, sous ce rapport, cette oeuvre me semble indispensable pour une compréhension profonde de la tradition islamique, comme toute oeuvre sérieuse d'auteurs nous traduisant ou nous commentant Maître Eckhart, Shankarâchârya, les maîtres bouddhistes, taoïstes ou de la Kabbalet etc. Il est bien entendu que si quelqu'un est rattaché à un maître bouddhiste, il n'est pas obligé de lire M.Vâlsan. En ce qui me concerne, je le ferais car mon appartenance traditionnelle, du fait que je suis guénonien, ne m'a jamais empêché, au contraire, de lire attentivement les ouvrages de ceux qui traitent de doctrines traditionnelles différentes.
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Lutfi
Invité





MessagePosté le: Lun 17 Nov - 11:08 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

Je ne repondrais pas longuement, n'en ayant pas le temps.
Sur la question de la silsilah, je crois avoir donne les explications suffisantes, et je repete qu'il s'agit d'une question de doute, puisqu'il y a eu, de la part de Schuon, des veritables modifications de certains rites, et que l'on ne connait pas d'autorisation certaine.

Pour le reste, j'ai parle specialement de deux points, sur lesquels je constate que personne ne repond:

1) Guénon a dit clairement que l'on ne pouvait pas envisager une origine egyptienne de la langue hebraique, Valsan a ecrit le contraire.

2) Le Principe, en tant que personnel est bien envisage en metaphysique, et hors des traditions abrahamiques, contrairement a ce qu'a ecrit Valsan.

Ce sont ces points qui sont essentiels, sur le plan doctrinal. Le reste, il est impossible d'en parler ici, parce que si ce sont des donnees orales, et c'est le cas, elles seront forcement mises en doute. D'ailleurs, les questions doctrinales que j'ai aborde se rapportent a des articles connus, et j'ai fait les citations.

Il est quand meme facile de comprendre que si Guénon a dit: "A ne vient pas de B", et si Valsan a dit "A vient de B", il y a contradiction.
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ALM
Administrateur


Inscrit le: 21 Juin 2008
Messages: 159

MessagePosté le: Mar 18 Nov - 21:59 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

Je me permet de reprendre certains points, un peu en vrac par manque de temps :

- La question du rattachement à F. Schuon a soulevée bien des problématiques, aussi en reprendrons-nous quelques unes ici (nous tâcherons d'être plus exhaustif dans un fil spécial).

D'une, il semble que Schuon ait été autorisé à représenter la 'Alawiyya par 'Adda Ben Tounès, et non par le Shaykh Ben 'Aliwa (ou Al 'Alawî) lui-même. Le problème ici "serait" donc double : premièrement, ce dernier, et même s'il était bien le légataire du Shaykh Al 'Alawî, n'était aucunement autorisé à lui succéder, les seuls successeurs connus et reconnus du Shaykh Al 'Alawî étant le tunisien Al Madanî et le "syrien" Al Hashimî (tous les autres n'étant que les "simples" moqqadem du vivant du Shaykh et par là nullement autorisé à lui survivre de manière isolée ; je préciserai encore que ces informations peuvent être connues de tous ceux qui ont la possibilité d'interroger les disciples des Shaykhs Al Hashimî et Al Madanî, ou de se rendre à Mostaganem à la zawiya soeur et voisine la "Buzaydiyya", ou encore de lire des documents aussi divers que le livre de Michon sur Al Hashimî ou le site http://al.alawi.1934.free.fr/modules.php?name=Content&pa=showpage&p… et http://al.alawi.1934.free.fr/modules.php?name=Content&pa=showpage&p…. Qui plus est, rien n'indique a-priori que l'autorisation de Schuon lui permettait de désigner des moqqadem à son tour, cette prérogative n'étant pas concomitante à celle de pouvoir rattacher légitimement.

D'autre part, nous savons, avec R. Guénon par exemple, que l'altération - illégitime - des formes rituelles (et initiatiques ici) occasionne nécessairement un retrait de l'influence spirituelle, retrait ne laissant, par ailleurs, qu'une "trace" psychique particulièrement dangereuse derrière lui. Cette remarque sera pourtant illustrée par "l'éminent collaborateur" Schuon qui, successivement et avec une assurance personnelle exacerbée par quelques rêves proprement "shaytanî" (cf. typologie des rêves, chez Ibn Sirîn notamment, et remarques de Guénon sur l'imagination dans Initiation et Réalisation Spirituelle), changea le nom de la zawiya, modifia la méthode d'un des rites individuels les plus importants (l'invocation du Nom d'Allah ; observons ici que l'autorisation de transmettre le "Nom de Majesté "est l'une des marques de la maîtrise spirituelle, maîtrise que Schuon revendiqua précisément suite aux rêves en question), institua ses propres rites (cf. lettre de Vâlsan), ou encore pratiqua le syncrétisme de manière tout à fait franche (au sein même de la confrérie, ou, plus tard, en se mettant littéralement "à nu" avec des indiens d'Amérique, avec l'étiquette de "rite primordiale" pour caution...). On voit donc tout ce qu'un rattachement à une telle personne ou une autorisation qui s'en réclame peut avoir de douteux.

Maintenant, il faut bien rappeler que le rattachement de M. Vâlsan à une branche de la shâdhiliyya de Tunis a solutionné le problème (chose confirmée aussi bien par ses anciens disciples qu'à la zawiya de Tunis même).

- Je ne comprends pas bien l'affirmation d'as.samarkandi quant à la survivance d'un rattachement procédant de Vâlsan ; en effet, et d'après ce qui est rapporté par nombre de ses disciples, Vâlsan est mort subitement en "emportant son secret dans la tombe", et en ne laissant donc derrière lui aucun ma'dhûn, aucun représentant, à quelque degré que ce soit. D'ailleurs, et de son vivant même, la hadrah, rite collectif majeur, n'avait lieu qu'en sa présence. Pourrait-il donc préciser un peu son propos?

- Sur le "bilan" de Lutfi, je ferais remarquer que seulement la première de ses contradictions n'a pas été tranchée, la seconde ayant clairement été mise au point (cf. http://tradition-modernite.leforum.cc/t88-l-argument-d-autorite.htm?start=1… ). Maintenant, n'oublions pas que l'étude de Vâlsan en question entend, littéralement, découler de l'enseignement de Guénon, et donc qu'une relecture attentive nous permettra sûrement de la résoudre...
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"Prosterne toi et approche toi" Coran
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as.samarkandi



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Messages: 43
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MessagePosté le: Mer 19 Nov - 14:28 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

Je répondrai d'abord à Lutfî sur la question des rapports entre la tradition hébraïque et l'Egypte, pour lui faire remarquer qu'à son message du 28 Sept.00h31, il a déjà été donné une réponse claire par Qaf_181 le 30 Sept. 21h29: vous avez confondu deux choses distinctes et votre raisonnement "A vient de B" et "A ne vient pas de B" pourrait être utile à condition que A soit identique à A. Or Qaf_181 vous a fait remarquer que dans vos conclusions accusatrices, vous avez confondu la langue et l'alphabet dans les textes que vous avez présentés. Je vous ferai remarquer de plus que s'il s'avérait que le texte cité par Vâlsan, soit réellement de R.Guénon (comme tous ceux qui ont abordé la question le pensent), et qu’on en découvre, par exemple, un manuscrit de sa main, ou que R.Guénon en ait au moins supervisé la publication, vous auriez été encore en plus grande difficulté.
Pour ce qui est du message de ALM je dirai qu’il expose correctement, dans les questions de transmission initiatique, les règles les plus connues et les plus sûres, celles qui, habituellement, permettent de garantir aux chaînes initiatiques une régularité au moins formelle. Ces mêmes règles sont souvent mises en avant par ceux qui dirigent les confréries actuelles pour éviter des débordements nuisibles, mais parfois aussi pour maintenir un « pouvoir » (je ne dis pas « autorité »), qui risque de leur échapper. Elles se résument souvent à la question du « idhn » (permission) et de l’« ijâzah », la licence, qui peut s’appliquer à différents domaines : transmission de la science, transmission du pacte et éventuellement des moyens initiatiques, éducation ou direction spirituelle de disciples. Dans toutes ces catégories peuvent apparaître des distinctions plus fines et donc des licences adéquates. Je répète, pour être bien compris, que le respect de ces règles est la garantie formelle, que les transmissions quelles qu’elles soient, sont bien valides.
Maintenant, vous avez tous les autres cas qui, sur l’une ou l’autre de ces conditions, n’entrent pas dans les cadres habituels.
Si vous voulez, par exemple, faire du « Idhn », la permission donné par un maître à un futur successeur, un point incontournable de la régularité de la transmission vous allez être confronté à des difficultés insurmontables. Un certain nombre de maîtres, en effet, à l’imitation du Prophète, ne nomment pas de successeur. Il y aurait même, selon eux, une véritable excellence à ne pas le faire !
Autre exemple : tout le monde ici reconnaît l’autorité incontestable du Scheikh al- ‘Alâwî de Mostaganem. Beaucoup d’entre nous le reconnaissent même comme le Pôle de son époque. Pourtant, il n’a été désigné qu’à la suite de visions de certains disciples du Scheikh Bûzîdî, ce qui a permis à certains Moqaddems de ce dernier, de ne pas se rallier à lui et de continuer à diriger des branches de la tarîqah de manière indépendante. Ils ont considéré qu’il n’avait pas de « idhn » régulier. La question du « idhn », telle que vous la posez, fait du Scheikh al- ‘Alâwî et même des anciens Moqaddems du Scheikh Bûzîdî des maîtres irréguliers.
Vous avez aussi tous les cas « incontrôlables », selon des critères objectifs, des maîtres qui inaugurent une chaîne initiatique à partir d’une intervention exceptionnelle comme celle de Khâdir, alors qu’ils étaient affiliés avant à une organisation régulière. Le cas comme celui de Schuon où un moqaddem prendrait son indépendance à partir de visions personnelles est, vous avez raison, encore plus délicat, mais pas impossible selon des critères purement spirituels cette fois. Il est certain que c’est alors, en partie, le ralliement des disciples autour de lui qui constitue, de fait, une branche indépendante, mais avec tous les risques que cela peut comporter. J’insiste sur le « en partie » car, pour le cas de Schuon, tout le monde sait que R.Guénon a reconnu la validité de son rattachement et celles de sa moqaddimah. De plus, c’est sur son conseil que Schuon a pris définitivement son indépendance vis-à-vis de la confrérie de Mostaganem. Je vous engage, à lire ou relire, bien que je ne me sente pas spécialement « schuonien », l’article de J.B Aymard sur Schuon dans le n° spécial de « Connaissance des religions » (pp. 1-80) ou un certain nombre de renseignements de première main sont utilisés. La lecture d’ailleurs, soit dit en passant, d’un autre article du même auteur dans le N° spécial consacré à R. Guénon (pp.17-35), aurait évité à Lutfî de critiquer Muhammad Vâlsan en lui donnant la paternité de l’idée de transmettre le Nom (« Allâh ») à des Maçons non musulmans, puisque cette idée a été confirmée à F.Schuon par R.Guénon lui-même (p. 26 et reproduction de la lettre manuscrite p.35).
En ce qui concerne cette fois le rattachement initiatique uniquement, R.Guénon a évidemment insisté sur les critères de régularité de la transmission et c’est même par lui que ces critères ont étés le mieux établis. S’il parle d’un côté de rite qui doit être fait au nom de l’organisation à laquelle appartient le transmetteur, ce qui peut se comprendre comme un « idhn » (mais pas nécessairement), il précise que « c’est plutôt au nom du principe que cette organisation représente visiblement » que la transmission doit être effectuée » (« Aperçus sur l’Initiation », ch.8). On a ici les deux transmissions, l’une horizontale, l’autre verticale dont il parle par ailleurs. Dans le même chapitre que je viens de citer il précise qu’ « en principe tout au moins » l’individu qui a reçu l’initiation « pourra la transmettre à son tour ».
Je sais sûrement que dans d’autres documents il envisage le cas où un « simple » initié peut valablement transmettre le rattachement, dans certaines circonstances, si le rite est accompli correctement. Je ne nie pas que cela puisse comporter des risques, tant pour celui qui transmet que pour celui qui reçoit. Cela n’empêche donc pas qu’en principe un rattachement venant de M.Vâlsan ait été transmis régulièrement sans que cela présume, bien sûr, une réalisation spirituelle qui dépend des qualifications de celui qui a reçu le rattachement.
La prudence veut donc que si l’on veut obtenir un rattachement sûr il faille s’adresser à une organisation initiatique régulière. Mais, dans ce cas, d’autres problèmes vous guettent…


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phalegtani
Invité





MessagePosté le: Sam 13 Déc - 19:39 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

En ce qui concerne la transmission d'un Nom divin à un "cercle intérieur" de la Maçonnerie, Guénon envisageait la communication du mot sacré de l'ancienne Maçonnerie opérative (Connaissance des religions n° 65-66 p. 26) par des membres d'une organisation islamique, "possèdant une initiation orientale et appartenant en même temps à la Maçonnerie, et en laissant nécessairement celle-ci telle qu'elle est"(ibid. p.23).
Je me permets de douter que cela ressemble aux initiatives de Schuon et Vâlsan fils.
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as.samarkandi



Inscrit le: 02 Nov 2008
Messages: 43
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MessagePosté le: Dim 14 Déc - 01:01 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

Cher Phalegtani,
On ne voit pas trop ce que le "mot sacré de l'ancienne maçonnerie opérative" ferait chez "les membres d'une organisation islamique", fut-elle initiatique. Non, le contexte ne laisse pas de doute: il s'agit bien du Nom "Allâh" et de plus il serait donné seulement à un "cercle intérieur", ce qui permet bien de laisser formellement la Maçonnerie telle qu'elle est. Ce ne serait pas d'ailleurs la première fois que cette organisation assimile un élément qui semble étranger à l'initiation de métier qu'elle est à l'origine. Maintenant, il est clair que cette possibilité ouverte par R.Guénon gène beaucoup de monde; il n'est qu'à se reporter à la polémique née entre Gilis et Adler de la "Règle d'Abraham".
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phalegtani
Invité





MessagePosté le: Dim 14 Déc - 01:20 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

cher as-samarkandi,
je pourrais vous retourner l'argument et vous répondre que je ne vois pas ce que le Nom Allâh a à faire dans la Maçonnerie.
Guénon évoque le nom El Shaddaî et pas celui d'Allah. Du reste l'invocation de ce dernier implique l'observance d' ablutions qui font corps avec la forme islamique, et qui me paraissent difficilement transposable pour un non musulman.
Quant aux membres d'une organisation islamique, Guénon précise qu'ils doivent appartenir à la Maçonnerie.
Mais si vous doutez des possibilités propres à l'Islam, qui est une tradition complète, c'est votre problème. 
En ce qui concerne la possibilité d'une initiation de métier d'intégrer des éléments étrangers à sa forme, l'histoire l'a démontré. Mais penser que Muhammad Vâlsan est habilité pour accomplir une telle démarche me fait doucement sourire.
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phalegtani
Invité





MessagePosté le: Dim 14 Déc - 02:01 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

cher ALM,
je ne pense pas que vous puissiez affirmer que Michel Vâlsan a été rattaché au maqâm de Tunis.
La réalité, c'est qu'il a adopté pour sa tariqah certains rites provenant de ce maqâm; et en supposant qu'il ait reçu l'initiation correspondante, ce dont je doute, il ne l'a pas transmise à ses disciples, sans quoi, il réciteraient la mashîshiyah et non pas la sourate al-waqiyah dans le wird, sourate qui, à ma connaissance à été introduite par le cheikh Alawî lui-même.
D'autre part, il ne fait aucun doute que Vâlsan a reçu d'autres rattachements, mais là n'est pas le problème.
Ce qui importe, c'est de savoir ce que ses discipes et suivants ont reçus, et il ne fait aucun doute qu'il s'agit de la filiation schuonienne.
D'autre part, au sein de la tariqah de Vâlsan on ne pratique pas le Nom suprême de manière individuelle, mais de manière collective comme au maqâm; et, à ma connaissance, il n'y a pas de transmission de ce Nom par le idhn d'un être réalisé (avec ou sans intermédiaire légitime).
En d'autres termes, l'élément le plus opératif au sein de la 'alawiya ne se trouve pas là, comme vous le suggérer d'ailleurs très précisément.
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phalegtani
Invité





MessagePosté le: Dim 14 Déc - 02:29 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

En ce qui concerne l'origine égyptienne de la langue hébraïque, il faudrait rappeler qu'il s'agit d'une citation de Fabre d'Olivet.
Mais là n'est pas ce qui importe le plus.
Le problème c'est de comprendre pourquoi Vâlsan choisit cette citation alors que Guénon insiste sur l'origine Chaldéenne par le Nord et Atlantéenne par l'ouest de la tradition hébraïque. D'ailleurs, l'apparition du monosyllabe AUM ,qui symbolise le courant nordique, dans l'ensemble "Adam-Eve" qui symbolise le courant atlantéen ne témoigne-t-il pas de cette jonction ?
Je pense sincèrement qu'on accorde trop d'importance aux études guénoniennes de Vâlsan qui ne représentent qu'un dixième de ses travaux (si on compte les inédits), et qui sont inachevées.
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as.samarkandi



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MessagePosté le: Dim 14 Déc - 15:07 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

Cher Phalegtani
Relisez attentivement les lettres de R.Guénon à F.Schuon; vous verrez qu'il ne peut s'agir, évidemment, pour les "membres d'une organisation islamique", de transmettre le Nom Shaddaï! Même s'il a été question de ce Nom à plusieurs reprises par ailleurs, il est clair que R.Guénon, dans le contexte, cherche à établir un lien entre la Maçonnerie et la Tradition islamique par l'intermédiaire de la construction de la Ka'bah par S. Ibrâhîm. Si vous ne voulez pas lire ce qui est écrit, dans le détail, il est inutile de continuer à insister auprès de vous. Cette suggestion de R.Guénon pose beaucoup de problèmes, je vous l'accorde, mais il est difficile de continuer à faire semblant de ne pas la voir. Le mieux serait de la prendre telle quelle, si l'on a confiance en R.Guénon, et essayer de comprendre ce que cela veut dire et quelles en sont les implications.
En ce qui concerne l'"ijâzah" de M.Vâlsan à Tunis, la chose est écrite en toutes lettres dans le livre "Ad-Durr ath-thamîn fî-t-ta'rîf bi-Abî-l-hassan ash-Shâdhulî wa Açhâbihi al-arba'ah", ouvrage produit sous contrôle des responsables du centre spirituel en question.
Par ailleurs votre distinction entre les études "guénoniennes" de Vâlsan et les autres ne tient pas; si l'on se réfère à l'esprit traditionnel que R.Guénon a voulu insuffler sur ceux qui ont bien voulu s'inspirer de lui et lui rester fidèles, toutes leurs études sont "guénoniennes" sous un certain rapport, même si R.Guénon n'est pas cité.
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as.samarkandi



Inscrit le: 02 Nov 2008
Messages: 43
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MessagePosté le: Dim 14 Déc - 15:12 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

Cher Phalegtani
Je ne sais pas qui vous a raconté que dans la tarîqah de Michel Vâlsan, le Nom "Allâh" n'était pratiqué qu'en commun et non comme dhikr individuel: c'est une erreur manifeste.
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as.samarkandi



Inscrit le: 02 Nov 2008
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MessagePosté le: Dim 14 Déc - 15:22 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

Cher Phalegtani
S'intéresser à ce que R.Guénon dit lui-même de la Franc-Maçonnerie en rapport avec une aide islamique n'implique absolument pas un doute sur les "possibilités propres à l'Islam, qui est une tradition complète"; j'irai même plus loin: c'est vous qui limitez ces possibilités, puisque vous vous interdisez de penser que l'Islam puisse avoir une influence directe et opérative sur la Maçonnerie, contrairement à R.Guénon.
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phalegtani
Invité





MessagePosté le: Dim 14 Déc - 16:28 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant

cher as-samarkandi,
je ne conteste pas l'"ijâza" de Tunis à Vâlsan, je dis simplement que s'il a reçu l'initiation correspondante, ce dont je doute car ce n'était pas nécessaire, il ne l'a pas transmise à ses disciples. De toute façon il me semble que les arguments d'"ijâza" vous paraissaient contestables.
En ce qui concerne le dhikr Allâh, si les vâlsaniens le pratiquent, ce n'est pas de la même manière qu'au sein de la 'Alawiya et ses dérivés, c'est-à-dire de manière audible et visible. En outre, je serais curieux de savoir qui à l'habilitation de le transmettre dans cette branche.
Pour ce qui est de la possibilité de transmettre un Nom divin à la Maçonnerie, c'est vous qui limitez les possibilités propres à l'Islam, car vous ne paraissez pas vous doutez que cette tradition à la capacité de transmettre des Noms qui n'appartiennent pas à sa tradition, bien qu'en l'occurence, il s'agit d'un  Nom d'origine sémitique et abrahamique. Votre raisonnement est d'ailleurs assez curieux, car vous semblez refuser cette possibilité pour une tradition complète, mais, par ailleurs, vous paraissez admettre qu'une initiation cosmologique est en mesure de recevoir le Nom suprême d'une tradition métaphysique.
De toute façon, en ce qui concerne la correspondance entre Guénon et Schuon, la courtoisie serait de donner des références précises, comme je l'ai fait.
Quoiqu'il en soit, je vous invite à réfléchir sur le point suivant : pourquoi, pensez-vous , Guénon emploie-t-il le pluriel quand il évoque la posibilité de transmettre le Nom de l'ancienne Maçonnerie opérative par des membres d'une organisation islamique. N'y aurait-il pas dans cette allusion la prise en compte des modalités propres à l'initiation maçonnique ?
Enfin, transmettre le Nom suprême de la tradition islamique à des non-musulmans qui sont susceptibles d'avoir du porc et de l'alcool dans le ventre me paraît assez inconvenant, pour dire le moins.
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QAF_181



Inscrit le: 27 Juin 2008
Messages: 52
Localisation: France

MessagePosté le: Dim 14 Déc - 18:16 (2008)    Sujet du message: "Guénonisme" et guénoniens Répondre en citant


Bonjour,

Chers messieurs il me semble que personne n'a remarqué le point suivant dans l'article de JB Aymard ( http://www.frithjof-schuon.com/GrandeTriade )

"Lettre de René Guénon du 15 juin 1947
[...] J’avais remarqué aussi sa crainte au sujet du rattachement à la Shariy’ah pour les candidats à l’initiation maçonnique[...]

La mention du rattachement à la Loi islamique pour les candidats à l'initiation maçonnique ne permettrait-il pas de solutionner de manière plus satisfaisante le problème que vous soulevez? Ne peut on envisager qu'il s'agit d'une transmission du nom d'Allah ou d'un autre (peu importe en réalité) à des Maçons musulmans (car en réalité, bien que qu'ayant lu rapidement l'article, je n'ai pas trouvé de mention de cette possibilité pour des maçons non-musulmans) qui constitueraient donc un espèce de "cercle intérieur" dans cette loge vis à vis de ceux musulman ou non qui n'aurait pas reçu ce Nom?

Le passage suivant pourrait d'ailleurs permettre de contextualiser l'opportunité d'une telle transmission:

"D’autre part, je me suis aperçu comme vous, par la dernière lettre de Clavelle, que celui-ci pensait que l’admission à la Shariy’ah, pour les candidats à la Maç\ ne présenterait plus le même intérêt maintenant que « les portes de la Tarîqah seraient ouvertes de nouveau »"
 
 

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"Quli'Llah..." (Coran VI, 91)
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