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Alain Soral
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Lutfi
Invité





MessagePosté le: Sam 5 Juil - 01:02 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Le fil sur les "réacs" me paraît vraiment intéressant, mais je ne me crois pas du tout qualifié pour en parler dans la mesure où il s'agit surtout d'auteurs que je n'ai pas lus, et dans la mesure où je suis un peu gêné par un concept qui, actuellement, est surtout imposé par les représentants officiels de la pensée, car les "nouveaux réacs" ne se sont pas présentés comme tels, mais ont été qualifiés de cette façon par leurs adversaires, qui seraient les représentants de la pensée officielle si ce qu'ils représentent pouvait encore être véritablement qualifié de pensée.

Lorsque Marie-Noëlle Maurice-Denis-Boulet disait à Guénon que si il voulait apprendre le sanscrit aux Occidentaux, ce serait révolutionnaire, Guénon avait répondu que ce serait plutôt réactionnaire, donc le mot "réactionnaire" serait a priori un bon départ, mais les mots de ce genre ont tellement changé de sens dans le langage courant qu'il est vraiment difficile de savoir ce que les mots signifient aujourd'hui. On a parfois l'impression que des représentants très caractéristiques de la pensée moderne (dans le sens très net de la pensée qui se réclame des Lumières, et des pensées qui en découlent) font figures de réactionnaires quant ils s'insurgent simplement contre le nihilisme ambiant. Evidemment, si on prend les mots dans leur sens étymologique, on peut qualifier de réactionnaire tout ce qui réagit contre un processus, et l'ensemble des tissus sains du corps qui réagissent contre une maladie mortelle comme le cancer ou le sida (ou tout simplement le vieillissement) pourraient être qualifiés de réactionnaires par les cellules cancéreuses ou le virus du sida. On peut comprendre le progrès de bien des manières, et si il s'agit de progrès spécifiques et relatifs à des domaines précis, le terme est tout à fait acceptable. Mais enfin il y a bien des progrès, et c'est vrai que les métastases font clairement progresser le cancer.

Mais pour revenir au sujet, je trouve que le cas d'Alain Soral nous interpelle particulièrement, car quelles que soient les critiques (très sévères sur certains points) que l'on pourrait lui faire, c'est lui qui nous a amené à nous rencontrer. Pendant un moment, le premier forum qui lui était dédié a permis de véritables échanges entre des intellectuels venus des horizons les plus divers et les plus opposés: des gens très clairement marqués à gauche, et des gens très clairement marqués à droite, des inclassables aussi, et de telles rencontres auraient été inconcevables il y a quelques années. Je dois dire que j'ai 41 ans, et que dans la France des années 70 où j'ai grandi, mais dans la France des années 80 et même 90, une telle rencontre aurait paru inconcevable.

Donc une réflexion sur Alain Soral, et sur la manière dont il nous a interpellé, et ce qu'il a pu représenter, ou ce qu'il peut représenter pourrait être assez intéressante.
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MessagePosté le: Sam 5 Juil - 01:02 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Corto



Inscrit le: 28 Juin 2008
Messages: 36
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Féminin

MessagePosté le: Sam 5 Juil - 22:59 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Bonjour Lufti,

hélas je n'ai pas ( pas encore) lu Guénon ( je l'inscrit à mon programme lecture de l'été) mais je trouve intéressant de soulever ces questions.
Effectivement dans ma résistance au nihilisme actuel, au cynisme de la logique marchande et du "laissez-faire", je vois souvent qualifier de "réactionnaire" ou de "nouveaux conservateurs" les auteurs que j'apprécie ( Aldo Naouri, Alain Soral, Dany-Robert Dufour, Jean-Pierre Lebrun...) autant que les groupes de citoyens lucides auxquels j'apporte mon modeste soutien ( propositions d'alternatives au "consensus de Bruxelles", etc.).

Ce qui résiste à la dérégulation marchande actuelle, à la mise à mal des limites (les frontières des pays, les différences générationnelles, par exemples) est qualifié de "réac" mais il y a aussi le registre sémantique tiré de la vulgate psychanalytique ( "maso","sacrificiel", "névrosé"...) ou le pur crédo néolibéral ("passéiste"irréaliste") et sa suffisance ( "vous ne menez pas le bon combat").

Par "réac" il faudrait entendre peut-être : "croyant encore en quelque chose" à l'heure où le discours des experts et de la science abolit les croyances (donc l'incertitude, ce voile de l'Autre) pour nous gaver de certitudes toutes plus transparentes les unes que les autres.

Le peu que j'ai lu de Soral m'a enthousiasmée. "Vers la féminisation" notamment condense en des analyses très pertinentes ce que j'observe depuis deux décennies sans oser le dire. Evidemment je ne manque pas de m'attirer diagnostics sombres et quolibets quand je parle de ma sympathie avec les idées développées dans cet essai alors que je suis une femme. Soral a compris que le féminisme est une idée de femmes issues de classes sociales privilégiées où le travail est suffisamment gratifiant pour représenter une émancipation; c'est une minorité mais dont le pouvoir en place fait son relai médiatique. Ayant subi un déclassement social assez abrupt, j'ai "galéré" de petits boulots en boulots ingrats pendant neuf ans ce qui m'a permis de confronter l'idéal féministe dont m'avait gavé mon milieu d'origine à la réalité que vit probablement la grosse majorité des femmes qui travaillent par nécessité, ouvrières, femmes de ménages, caissières...

La femme qui travaille augmente la production aussi bien que la consommation et la concurrence qu'elle offre permet d'ajuster les salaires par le bas et d'étouffer ainsi les revendications masculines (chute en roue libre du syndicalisme). Elle est peu présente pour ces enfants (moins éduqués, livrés à eux-mêmes ou gâtés par des parents qui compensent ainsi le fait d'être absents, ils deviendront de meilleurs consommateurs, moins aptes à maitriser leurs pulsions, plus "gamins").

De plus, et c'est aussi ce que j'observe, la structure psychique de la femme tendanciellement différente de celle de l'homme fait qu'elle est moins tournée vers la politique et plus vers les problèmes subjectifs au point de tout interpréter en termes de psychologie. Trait de génie stratégique du néolibéralisme qui a vu l'intérêt de développer le marché de la "psy" pour couper court au débat citoyen : si c'est votre névrose d'échec ou la mauvaise gestion de votre relationnel qui est cause de ce que vous venez d'être licencié ( Soral note aussi la tendance féminine à accepter le monde comme une donnée naturelle), alors il faut travailler sur vous (et non pas aller militer dans une association, se poser des questions sur l'économie libérale mondialisée...)

Soral a représenté pour moi le premier pas vers la sortie de l'enfermement dans la pensée féministe et ses injonctions d'autonomie, de performance, d'aveuglement et d'égocentrisme.
-------------------
"L'idée que les croyances de l'humanité entière ne sont qu'une vaste mystification à laquelle nous sommes à peu près les seuls à échapper est pour le moins prématurée."
René Girard.
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Lutfi
Invité





MessagePosté le: Dim 6 Juil - 16:05 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Bonjour Corto,

Je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites, et notamment en ce qui concerne le psychologisme: c'est un sujet qui mériterait d'être traité sur un fil spécial. D'ailleurs, il me semble que la psychologie mériterait d'être traitée sous au moins trois aspects:
-le psychologisme, c'est-à-dire la manie de ramener à la psychologie des questions qui n'ont rien à voir avec elle.
-les dérives de certaines écoles psychologiques modernes (j'ai particulièrement en vue la psychanalyse, evidemment, mais aussi les théories actuelles sur la résilience).
-l'importance réelle de la psychologie dans son ordre, et les possibilités offertes dans cet ordre par les enseignements traditionnels, notemment ceux du Bouddhisme.

En ce qui concerne les rapports des femmes à la politique, j'apporterai tout de même une nuance à ce que vous écrivez, car en Inde, la fonction politique est symboliquement féminine, tandis que c'est la fonction sacerdotale qui est masculine. Ceci permet de comprendre que l'importance des femmes dans la vie politique du subcontinent indien a de toutes autres raisons que l'influence de la modernité. En Europe, avant la Révolution, tous les trônes étaient accessibles aux femmes, à l'exception de la Papauté, de l'Empire et du Royaume de France, et ceci pourrait avoir un certain rapport avec cette question des rapports de l'Autorité spirituelle et du pouvoir temporel (l'expression est le titre de deux livres, dont l'un est de Guénon, et l'autre d'Ananda Coomaraswamy, et c'est à ce dernier que je songeais spécialement).

Je n'ai pas lu le livre de Soral sur la féminisation, mais j'ai été frappé par sa couverture, car en Extrême-Orient, tous les désiquilibres de quelques ordre qu'ils soient sont attribués à un déséquilibre du Yin et du Yang, qu'il s'agisse d'ailleurs, selon les cas, d'un excès de Yin ou d'un excès de Yang (c'est très net dans la médecine traditionnelle chinoise). Il paraît évident que, actuellement, c'est un excès de Yin qui caractérise l'Occident, et surtout l'Europe.

Oui, la question du féminisme contemporain est une de celles où Soral a dit des choses pertinentes. J'avais aimé ce qu'il disait aussi de la misère spirituelle actuelle, et j'ai regretté qu'il n'ait pas approfondi cet aspect des choses, et qu'il n'ait pas toujours vraiment tiré les conclusions de ce qu'il en avait dit.

Je trouve aussi que son idée de gauche sociale et de droite sociétale, sa façon de reprendre des thématiques de gauche et des thématiques de droite est intéressante, car elle paraissait vraiment susceptible de briser les clivages artificiels créés par le système. Ce fut l'intérêt du premier forum de le montrer, même si cela n'a pas duré.

Un des points les plus forts chez Alain Soral, c'est sa dénonciation de l'influence des trotskistes, et la manière dont il montre qu'ils sont des agents objectifs du capitalisme. Mais pour approfondir cette question, il faudrait peut-être revenir à la question de la nature du marxisme, et de ce que fut le marxisme des origines. C'est un sujet très vaste, mais son étude permettrait peut-être de résoudre certaines des énigmes sur la nature du monde moderne. Ce serait d'autant plus important que l'on pourrait dire que tous les modernes sont plus ou moins marxistes, consciemment ou non, et c'est un sujet délicat, car il faut distinguer ce qui, dans le marxisme, peut être considéré comme légitime, soit du point de vue du mode de compréhension, soit du point de vue de l'aspiration, et ce qui, au contraire, n'est pas susceptible d'être légitimé. Une telle étude permettrait entre autre d'expliquer plus complètement les raisons de l'influence des trotskistes, et de la nature de cette influence, et cela a quelque importance si on se rappelle que l'influence des trotskistes, loin de se limiter à celle des militants en France, est aussi celle des néo-conservateurs américains. Il peut paraître surprenant que des révolutionnaires d'extrême-gauche aient créé un néo-conservatisme, mais il pourrait bien s'agir au contraire d'un processus extrêmement logique.
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Edgar



Inscrit le: 25 Juin 2008
Messages: 58

MessagePosté le: Dim 6 Juil - 22:21 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Personnellement, j'ai découvert Soral par l'intermédiaire de l'ancien forum (et non pas l'inverse), et il a effectivement beaucoup contribué à me faire avancer grace à deux de ses chevaux de bataille: les luttes contre le féminisme et le "sans-papierisme".

Venant de la gauche, voila ce que je peux en dire: dans les milieux de gauche, on ne peut pas ne pas adhérer à certaines choses. Il y a réellement des sujets tabous. L'immigration en est un, le féminisme, les homos, les bobos également... et pour cause. Tout est toujours présenté en bloc, les "luttes" semblent indisociables les unes des autres (d'ailleurs, un simple tour sur n'importe quel site gauchiste et vous verez, les thèmes sont toujours et partout les mêmes) et il est hors de question de tenir le moindre propos vaguement "réac". Ca a donc été un choc pour moi de voir une personne clairement marxiste tenir des propos en contradiction profonde avec le discours officiel d'extrème gauche... Et je n'ai pu que me rendre aux arguments avancés. 
 
Soral n'a pas été tout seul (Houellebecq et Finkielkraut ont aussi aidé, plus mon dégout croissant à l'époque pour les gauchos de fac), mais il a joué pour moi un rôle de démystificateur et m'a conduit à reconsidérer mes "opinions" (préjugés) sur ces points là, les autres devant suivre peu de temps après... Voila pour mon expérience, je ne sais pas si il y en a beaucoup comme moi, mais ce rôle de "tremplin" joué par Soral a été indéniable dans mon cas.

Aujourd'hui, je ne peux plus adhérer à ce qu'il fait. Après lecture de Guénon, son action me semble bien vaine, même si je ne peux pas nier son intérêt. On verra où le conduit son aventure E&R, mais sa perspective de départ est faussé, non seulement pour ce qu'il souhaite faire mais aussi pour les moyens par lesquels il compte y parvenir.
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Lutfi
Invité





MessagePosté le: Jeu 10 Juil - 18:53 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Edgar a écrit:

Code:
[size=12]Aujourd'hui, je ne peux plus adhérer à ce qu'il fait. Après lecture de Guénon, son action me semble bien vaine, même si je ne peux pas nier son intérêt. On verra où le conduit son aventure E&R, mais sa perspective de départ est faussé, non seulement pour ce qu'il souhaite faire mais aussi pour les moyens par lesquels il compte y parvenir.[/size] 
Entièrement d'accord. En ce qui concerne l'aventure d'E&R, il faut tenir compte de la présence de l'occultiste Christian Bouchet, dont l'influence ne peut être que contre-traditionnelle. On pourrait revenir sur cette question, tous les posts que j'avais envoyé sur cette question sur le premier forum sur Alain Soral ont été effacés, mais ce n'est certainement pas une raison pour ne pas y revenir. Ceux qui ont vraiment lu toute l'oeuvre de Guénon attentivement savent que certaines des organisations auxquelles se rattache ce personnage sont parmi les plus suspectes, et ils ont une certaine idée du personnage d'Aleister Crowley, ainsi que de Robert Amadou.

Soral est un politique, et un rationaliste, et cela marque forcément les limites du personnage, jusqu'ici. On ne peut en dire autant d'un homme qui a étudié la magie et un certain nombre de pratiques traditionnelles déviées, comme Christian Bouchet, dont je rappelle qu'il est un adversaire de Guénon, quoique l'ami de guénoniens bien étranges comme Alexandre Douguine ou Claudio Mutti.
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Edgar



Inscrit le: 25 Juin 2008
Messages: 58

MessagePosté le: Jeu 17 Juil - 18:53 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant



Soral interviewé par Fdesouche partie 1/4
envoyé par Chevalier_du_Christ





Soral interviewé par Fdesouche partie 2/4
envoyé par Chevalier_du_Christ





Soral interviewé par Fdesouche partie 3/4
envoyé par Chevalier_du_Christ





Soral interviewé par Fdesouche partie 4/4
envoyé par Chevalier_du_Christ




Bon, certains ont peut-être déjà vu ces vidéos, mais je les mets ici parce que je trouve qu’elles illustrent bien à la fois l’intérêt de la démarche de Soral et ses limites. Ce qui est intéressant ici, c’est qu’il semble avoir certaines « intuitions » mais qu’il ne développe pas, au nom du « réalisme ».
 

La première chose qu’on peut noter, c’est que Soral utilise certains mots de façon assez douteuse. Plusieurs fois « on est dans la métaphysique » pour dire « on est dans l’imaginaire », par exemple. Bon…
 

Après, que dire ? C’est surtout dans les parties 3 et 4 qu’il y a des choses intéressantes.
 

Ce qu’on peut dire, c’est que d’un coté, Soral semble prendre en compte le fait que le monde moderne (et donc la France) est en crise, il parle de « révolution conservatrice », de renoncement à la technologie… L’Inde des castes semble l’intéresser…
Mais dans un moment d’énervement : « vous voulez revenir au féodalisme ? »
 

La Nation, l’universalisme… c’est donc, pour Soral, la solution qui fonctionnait jusqu’à récemment mais qui a foiré en grande partie à cause de l’éducation et de la « haine de la France » inculquée aux enfants. Il suffirait donc de redonner à tous la « fierté d’être français » et rallier tout le monde sous la bannière de la Nation pour sauver les meubles.
Ce qu’on peut se demander, c’est la nature de cette « identité » qui pourrait servir de ciment.
 

Ce qui me semble inconciliable au niveau individuel, c’est le fait même de vivre dans un pays moderne et celui d’être fier d’en faire partie. Quelle raison y a-t-il aujourd’hui d’être fier d’être français ?
Force est de constater que les derniers siècles de l’histoire de France sont un enchaînement de calamités, à la fois sur le plan politique et sur le plan social/matériel. La Révolution et ses suites, la colonisation, le nationalisme, justement, et la destruction systématique de tout ce qui barrait la voie à « l’universalisme » (les langues régionales en sont un exemple, et on peut en songeant à ce point s’imaginer le travail destructeur et uniformisant de la nation). Pour reprendre un mot de Nabe sur les Etats-Unis, quelle erreur la France n’a-t-elle pas faite ?
Puis la plongée dans la société de consommation…
 

Pour s’en sortir, Soral est obligé de « tricher » à coup de lutte des classes : ce serait les élites qui aurait causé tout ça, et le bon peuple n’aurait rien fait… Il faut bien avouer que ça ne tient pas debout. Le peuple a largement adhéré à ce qui se passait, et pour cause, il a été flatté de plus en plus intensément et a vu ses plus bas instincts assouvis. Mai 68 n’a été qu’une nouvelle étape, mais le processus était en cours, les braves français avaient déjà leur télé, leur auto, leur lave-linge… et leur obsession pour le pouvoir d’achat.
(parenthèse : est-ce que c’est vrai que De Gaulle lisait Guénon ?)
 

Donc si il fallait se réinscrire dans une continuité et trouver des racines, ce serait au Moyen-âge qu’il faudrait les chercher, pas à partir de la Révolution. Pour le reste, au mieux on peut se sentir des sympathies pour tout ce qui a été « réactionnaire », mais ça me semble délicat… Quand on voit que la personne à qui vont les critiques de Guénon dans la Crise du monde moderne est un proche de l’Action Française, ça en dit long. Aujourd’hui encore, on voit bien ce que la « défense de l’occident » fait pondre comme âneries aux milieux de droite. (le site Fdesouche est là pour en témoigner (les commentaires, surtout))
 

Pour en revenir à Soral, c’est vraiment dommage de voir certaines intuitions gâchées, parce que finalement, en restant « intellectuel dissident », il aurait sûrement pu aller plus loin alors qu’aujourd’hui, il doit être un peu piégé dans son engagement…


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Lutfi
Invité





MessagePosté le: Jeu 17 Juil - 23:51 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Je crois que Soral est piégé par pas mal de contradictions. En tout cas, sur bien des points, il a des positions clairement anti-traditionnelles: références à Rousseau, à la Révolution française, au centralisme, à la laïcité, et bien sûr au marxisme-léninisme. Mais si il n'avait eu de telles références, aurait-il eu accès aux médias? L'intérêt est que malgré cela il a sur bien des points des intuitions justes, et, en même temps, la connaissance qu'il a, de l'intérieur, de la culture et des mouvements de gauche lui permet de donner des explications dont presque tous les gens de droite seraient incapables. Mais je ne vois pas qu'Alain Soral dépasse le niveau politique. Une fois que l'on a conscience de ses contradictions, il reste intéressant à écouter, et peut aider bien des gens à réfléchir, ce qui est déjà quelque chose.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vues ces videos. En tout cas, cela illustre bien une certaine problématique concernant la droite et le marxisme. D'un côté, les marxistes ont un point de vue cohérent sur l'histoire et les processus sociaux, et ils savent aborder les processus objectivement (je parle des vrais marxistes, pas des gauchistes). Sous ce rapport, les gens de droite sont incapables d'envisager les processus objectifs, et leur thématique apparaît "idéaliste" (au sens négatif que les marxistes ont donné à ce mot).
D'un autre côté, le marxisme part d'une logique faussée, méthodiquement anti-traditionnelle, et cela apparaît très clairement sur ces thèmes abordés par Soral: ce qu'il défend systématiquement, ce sont des processus sociaux et politiques anti-traditionnels: nationalisme, centralisme, etc. lesquels ont été créés pour détruire les sociétés traditionnelles. On pourrait dire que son analyse est juste, mais inversée, et on peut se demander si ce n'est pas le cas de toute bonne analyse marxiste. Je veux dire qu'une bonne analyse marxiste doit arriver à un résultat exact, en ce qui concerne le développement des processus sociaux, sauf que le marxiste se réjouira de ce qui précisément, au point de vue traditionnel, a le sens le plus négatif.

Quant Soral dit, par exemple, "la technologie et l'idéologie ça va ensemble.", c'est une pensée typiquement marxiste, et il peut être intéressant de voir en quoi ce mode pensée est un mode de pensée faussé, mais qui contient aussi une part de vérité. En fait, on peut trouver des réponses intéressantes si on étudie Marx à la lumière du Règne de la quantité et les signes des temps, et on peut se demander si le marxisme est autre chose que le "mode de pensée de la quantité", dans la mesure où une telle expression a un sens.
Quatre livres de Guénon abordent les questions abordées par Alain Soral, comme le centralisme, le colonialisme, le rapport entre la technologie et la société, etc.:
Orient et Occident
Autorité spirituelle et pouvoir temporel
La Crise du monde moderne
Le Règne de la quantité et les signes des temps

Et je crois que l'on peut voir qu'il y a des rapports réels, mais inversés. Par exemple, un marxiste comme Soral reconnaîtra comme Guénon que la monarchie de Louis XIV a préparé le terrain à la Révolution Française, et, si l'on s'arrêtait à la question des processus politiques comme tels, on arriverait à la conclusion que Guénon et les marxistes disent à peu près la même chose, alors que les tenants d'autres mode de pensée sont généralement incapables de comprendre ces processus. Evidemment, le rapprochement s'arrête là, puisque ce qui a un sens négatif, au point de vue traditionnel, est systématiquement perçu en sens inverse dans le marxisme. Sous ce rapport, Le Manifeste du Parti Communiste fournit de nombreux exemples.

On peut prendre un autre exemple significatif dans l'oeuvre de Marx, la question du colonialisme. Marx se réjouit du colonialisme, parce qu'il détruira les sociétés traditionnelles de l'Orient, puisque cela rapproche de la Révolution mondiale. Son anti-colonialisme est donc très circonstanciel.
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Condottiere



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MessagePosté le: Jeu 24 Juil - 15:06 (2008)    Sujet du message: Soral est un con Répondre en citant

 Pardonnez-moi d'entrer dans votre forum par ce que le titre que je donne à mon premier message m'oblige à nommer une intrusion ; mais je suis fort étonné, à la lecture de vos discussions, et à cause de l'intérêt réel qu'elles suscitent chez moi, du respect que vous semblez avoir pour un paltoquet comme Alain Soral. Bien que je n'aie pas manqué de noter les réticences de chacun d'entre vous, il me semble que beaucoup trop d'importance est encore donnée à la logorrhée de cet intellectuel, et je dois d'ailleurs convenir que moi-même, en rédigeant ce message, je vais participer à ce phénomène.
 J'aurai d'abord la désobligeance de rappeler que, personnellement, j'ai connu Alain Soral grâce à ses interventions dans des émissions mémorables telles que C'est mon choix (et qu'il me soit permis, en passant, de saluer Evelyne Thomas), ou autres émissions du sieur Dechavanne, au temps où TF1 était encore TF1. Il me semble que l'indéniable qualité de ces émissions me dispense de tout commentaire, de même que la nature des gens avec qui Soral s'octroyait l'honneur de débattre.
 Il faut noter que Soral, dans la  notice biographique que Wikipedia lui consacre, se justifie vaguement à cet égard, mais peu m'importe, car je ne veux pas faire le procès de son passé, étant tout à fait près à lui faire crédit d'une évolution positive. Non, ce qui m'intéresse, c'est cette notice biographique elle-même, et ce dont elle semble être le reflet, à savoir de la véritable consistance de Soral, telle que ses actions la révèlent. En effet, les deux événements les plus marquants de sa carrière semblent être le débat manqué avec le rebouteux millénariste de la LCR (Philippe Muray dixit) Olivier Besancenot, et le rapprochement avec l'inénarrable Dieudonné, deux imbéciles dont il n'y aurait à dire que le plus grand mal, si l'on avait du temps à perdre. Homère chanta pour les Grecs le combat d'achille et d'Hector, et il est à craindre que nos aèdes en soient un jour réduits à chanter les combats entre Besancenot et Soral, mais cela ne doit pas nous conduire à prendre au sérieux un homme dont les faits d'armes sont tels, et avec de tels partenaires, ou, pour mieux dire, complices. Au reste, il faut aussi se souvenir de la maestria dans le domaine de la stratégie politique dont Soral a fait preuve lors de la dernière campagne électorale : de la respectable (en termes d'effets politiques terroristes et humoristiques chez les bien -pensants) entreprise électorale du FN, il a réussi à faire une maison en faillite, à tel point que, si l'on était gauchiste, et que l'on se demandât sans cesse "qui est derrière tout ça ?", on pourrait s'interroger sur l'identité de ses véritables employeurs.
 Dès lors, quel intérêt un homme comme Soral peut-il susciter, chez des gens qui, manifestement, sont intelligents et cultivés ? Car le mérite que vous lui prêtez, à savoir d'avoir été l'agent de votre rapprochement, quelque appréciable qu'il soit, ne saurait suffire, car il ne vaudrait qu'a posteriori. Toutefois, on ne peut croire que ce sont les vieilles lunes gauchistes, la dialectique marxisante et la rhétorique stalinienne, qu'il est un des derniers à utiliser, bien que, comme d'autres (Monde Diplo, Attac et Besancenot justement), il essaie de l'adapter au goût du jour en remplaçant les antiques jérémiades contre le capitalisme par des hurlements hystériques contre le libéralisme, qui n'a de néo que le préfixe, chère Corto, et qui n'est, comme tout troskocommunistomarxisme, qu'un gauchisme comme un autre, ainsi que l'a bien montré notre admirable ALM. Sont-ce alors les pathétiques provocations lancées à destination des media, et qui ne tomberont que dans les oreilles de ceux qui n'ont pas encore compris que, de nos jours, la meilleure façon d'être au service des media ou du système, c'est de prétendre en être exclu ou le critiquer ? On n'ose le croire car, qui plus est, comme le prouve le début de sa brillante carrière, Soral ne déteste les media que parce que ceux-ci, après l'avoir utilisé comme guignol au début des années 90, avaient décidé de le reléguer dans leurs oubliettes. Néanmoins, il faut bien voir que Soral s'est lancé dans la provocation  parce qu'il ne passait plus à la télé, et non pas l'inverse : il faut veiller à ne pas prendre l'effet pour la cause. Or, doit-on changer d'orientation politique parce qu'Arthur ne nous a pas invité aux Enfants de la télé ? Le motif semble pour le moins frivole, quoiqu'il ne faille en aucun cas accorder le moindre crédit à la politique, de nos jours. A cet égard, enfin, on peut se demander si la haine de Soral pour Besancenot, au-delà des oripeaux faisandés dont il veut bien l'habiller (l'Eternelle Lutte entre Staliniens et Trotskistes ; il faut rappeler, pour mettre fin à cette pitrerie de conflit entre bonnets blancs et blancs bonnets, qu'on disait en URSS que les trotskistes étaient des staliniens qui avaient échoué, et inversement), si cette haine, dis-je, n'est pas du ressentiment envers celui qui a réussi à occuper la place de gauchiste officiel des media. Et il y aurait beaucoup à dire sur Soral en tant que double inversé de Besancenot (rapports aux media, place sur l'échiquier politique, origines militantes...).
 Pour finir ce message, dont la longueur est d'autant plus excessive que son contenu était parfaitement résumé par son titre, je me permettrai de conseiller à qui s'intéresserait à une véritable critique du monde moderne (critique certes non traditionnelle, donc limitée, mais très intéressante toutefois, et qui a l'immense qualité d'être drôle, elle), aux livres de Philippe Muray, dont ALM a parlé dans un de ses messages. Je me permettrai d'exposer très bientôt certaines de ses vues dans un fil consacré à l'histoire, sans doute, à moins que les lecteurs de ce forum me fassent savoir qu'ils ne souhaitent pas me lire...
 Cordialement

 un condottiere.
 
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Lutfi
Invité





MessagePosté le: Ven 25 Juil - 02:33 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Cher Condottiere,

Bienvenue sur le forum. Je peux comprendre votre agacement concernant Alain Soral, mais je pense que vous devriez prendre en compte certaines choses qui ont été dites. Alain Soral a eu plusieurs mérites: il a momentanément cassé certains clivages gauche-droite, et a permis à des gens de se rencontrer, mais cela va plus loin que cela, dans le sens où il a pu contribuer à l'ouverture intellectuelle de certains, de part et d'autres. Ensuite, sur un certain nombre de sujets, il a fait entendre une voix différente, et là encore, il a pu aider d'autres à réfléchir.
Vues les conditions de l'époque, et la chape de plomb qui domine les médias, je trouve que c'est déjà beaucoup, quelques soient les critiques très dures que j'aurais à lui faire. Je trouve ses videos Internet souvent intéressantes, et encore une fois il a le courage de dire certaines choses (et même si ce n'était pas du courage, cela ne retirerait rien à l'intérêt de certaines choses qu'il a dites).
On pourrait aussi analyser son influence en se demandant quels malaises, ou quel malaise elle reflète dans notre société, et cela pourrait être intéressant. En ce qui me concerne, je trouve toujours intéressant que des gens qui sont des héritiers du monde moderne fassent des constats d'échec, et peu importe que ce soit Guy Debord, Alain Finkielkraut ou Alain Soral, de manières très différentes d'ailleurs, surtout le premier.

Mais ce la ne veut pas dire que vos critiques sur Soral manquent de pertinence.
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Edgar



Inscrit le: 25 Juin 2008
Messages: 58

MessagePosté le: Ven 25 Juil - 22:06 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Cher Condottière,

pour compléter le message de Lutfi, je dirai que vote message même est la preuve de l'intérêt que présente Soral. Cela peut paraître paradoxal, je vais tenter d'expliquer qu'il n'en est rien.

On pourrait imaginer le parcours suivant (non-autobiographique): une personne lambda, bercée par les idées égalitaires et le mythe du progrès, prend conscience que le monde ne tourne pas rond et que le monde qui l'entoure a plutôt tendance à s'obscurcir. Dans un premier temps, elle va mettre ça sur le dos de l'intolérance, de la misère, etc... et se tourner vers le "justicier" Besancenot. Puis un beau jour, elle va tomber sur cette histoire de débat manqué avec Soral, et dans l'instant, elle va trouver que Soral est un abruti et a tout d'un facho, mais il comme il a quand même un coté charismatique, atypique, elle va peut-être y revenir, se poser des questions... Puis, elle va admettre que sur certains points, il est plus cohérent que le facteur, et elle va se renseigner sur ce qui gravite autour du monsieur...  Et un beau jour, elle va tomber sur un texte écrit par un anonyme de la toile (Condottière ?), qui lui montrera les limites de la pensée de Soral et qui le portera au delà...
Je ne me fais pas d'illusion sur le nombre de personnes aptes à de telles transitions, mais mon propre parcours me force à reconnaître l'utilité de ces "réactionnaires" insuffisants, sans qui de telles transitions ne seraient peut-être pas possibles. Lutfi parle de briser le clivage gauche/droite, c'est exactement ça. J'ai fait partie d'une frange de la jeunesse pour qui "de droite" signifie "Sarkozy" signifie "libéral" signifie "méchant". Et ce genre de préjugés, les personnes comme Soral peuvent contribuer à les mettre à mal.
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Lutfi
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MessagePosté le: Mar 29 Juil - 00:46 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Je viens de voir les videos d'Alain Soral à Fréjus, elles sont sur son site en première page. C'est très intéressant. Apparemment, il parle à la fois à des gens du FN et à des Beurs. C'est vraiment passionant: Alain Soral est vraiment capable de faire un pont entre Français de souches tendance FN et Français d'origine musulmane. Je ne sais pas si il est possible d'avoir le texte, mais je trouve que c'est une video à montrer à pas mal de gens.
En tout cas, on pourrait parler de cette video, de ce que l'on peut en dire. Je trouve que Soral dit des choses assez pertinentes.
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ALM
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MessagePosté le: Dim 7 Sep - 03:48 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Le lien du Forum Alain Soral :

http://forumsoral.com/forums/
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ALM
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MessagePosté le: Lun 15 Sep - 07:37 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Je me permets de revenir sur le message de Condottiere, qui est remarquable à plus d'un titre.

D'abord, je me joins totalement à lui pour affirmer que le "phénomène" Soral se doit d'être contextualisé. Il y a cinquante ou soixante ans, un tel histrion n'aurait jamais eu l'influence qu'il a aujourd'hui ; non seulement le paysage intellectuel d'alors était, de beaucoup, plus relevé, mais encore le certain bon sens dont il fait montre était partagé par la grande majorité : rejet du féminisme, critique d'une homosexualité érigée en normalité, souci des valeurs, tolérance religieuse etc...  De ce point de vue, Soral est donc tout aussi "intellectuel" que pouvaient l'être nos grands-parents. Là-dessus, on pourra encore faire remarquer sa façon de parler (Condottierre parle de logorrhée, et il a parfaitement raison) et cette systématique envie de se poser comme pionnier et découvreur, en usant du moi-je à outrance. Quelqu'un comme Zemmour apparaitra beaucoup plus lucide sur ce point par exemple. Cela étant, il me faut être un peu moins dur que Condottiere, en avouant que c'est justement parce que Soral est, dans le contexte actuel, l'un des seuls à dire certaines choses sensées sur la place publique, qu'il est digne d'un minimum d'attention, ne serait-ce que pour s'en servir de "marchepied" (en partant de ce qui est connu chez quelqu'un, il est possible de lui faire entendre des choses qu'il ignore).

Ensuite, et c'est là le deuxième point d'accord, il convient de garder à l'esprit que Soral est le représentant d'un courant de pensée matérialiste, et que tout le mérite qu'il peut avoir sur certaines de ses analyses est faussé par les conclusions qu'il en donne - fidèle en cela à un K. Marx dont il se revendique. Là où Soral demeure néanmoins plus intéressant que la plupart de ses camarades, c'est dans l'explication, hégélienne, de sa position. Pour lui, la question n'est pas de savoir si l'Ancien Régime était bon (lui-même en convenant par ailleurs), mais plutôt de savoir pourquoi il s'est effondré ; pour résumer, il se dit partisan des Lumières, non par idéologie, mais par "lucidité historique". Ne pensant pas nécessaire d'insister sur les inconvénients d'une telle position, je ferais simplement remarquer qu'elle est plus intelligente, et donc peut-être doublement coupable, que celle de bien des modernistes. Si Soral est bien un admirateur de Rousseau, ce qui suffit à le disqualifier, il n'en demeure donc pas moins un admirateur "éclairé".

Une chose, enfin, pour le moins curieuse chez lui : comment parvient-il à concilier la "droite des valeurs" (et principalement l'idée de hiérarchie) avec la "gauche du travail" (à savoir le marxisme, si j'ai bien compris) ; on sait par exemple que la gauche d'antan pouvait avoir une politique de droite en matière d'économie (protectionnisme contre libéralisme), et vice et versa ; par contre, je ne vois vraiment pas comment peuvent se concilier "mondialisme", "égalitarisme" ou "collectivisme" et "droite des valeurs". Soit Soral n'est plus marxiste, soit il dit n'importe quoi...

Il y aurait évidemment bien d'autres choses à dire sur Soral, mais comme l'a rappelé Condottierre : est-ce bien utile?
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Lutfi
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MessagePosté le: Lun 15 Sep - 12:19 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Il y a un point sur lequel je voudrais tout de même revenir en premier lieu, et c'est celui des "valeurs": Guénon a écrit un article dont le titre est la supersitition de la valeur, où il fait preuve d'une réelle sévérité à l'égard de cette expression, et l'ambiguïté de la position de Soral pourrait s'expliquer de cette manière.

En ce qui concerne la "gauche sociétale", ceux qui liront ou reliront le Manifeste du Parti Communiste verront assez bien que c'est bien dans la gauche sociétale que s'inscrit Marx, si tant est qu'il ne soit pas le véritable fondateur de cette gauche, sous bien des rapports.

Pour comprendre certaines positions de Soral, il vaut mieux connaître le marxisme, et comprendre dans quelle mesure celui-ci donne une réelle lucidité sur certaines questions, tout en étant systématiquement faussé (et ceci serait tout aussi vrai de la psychanalyse). J'espère revenir sur le cas Alain Soral, car il y a certains points sur lesquels il a des attitudes très nettement antitraditionnelles, et cela mérite d'être souligné.
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ALM
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MessagePosté le: Lun 15 Sep - 19:51 (2008)    Sujet du message: Alain Soral Répondre en citant

Entièrement d'accord avec vous.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:05 (2017)    Sujet du message: Alain Soral

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